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J’ai eu la grande chance de pouvoir partir avec le programme Erasmus + en Italie pour découvrir l’inclusion scolaire et l’apport du numérique ainsi qu’en Corée du Sud pour l’inclusion scolaire.

Ses deux expériences m’ont amenée à réfléchir, à me questionner encore plus sur les pratiques mais m’ont également permis d’échanger avec mes collègues étrangers.

Outre une belle expérience humaine surtout en Corée c’est aussi une chance que de pouvoir observer d’autres façons de faire !

Je travaille en Ulis et depuis mon retour de Corée j’anime mes cours sur 40 à 45 minutes les reste du temps les élèves ont un temps de rien ( repos, lecture, jeux ...)

Je fais beaucoup plus manipuler mes élèves

Je travaille plus avec des rituels

Voilà entre autre quelques changements

Je réfléchis également à utiliser la plateforme modle comme de découverte en Italie où les enseignants s’en servent beaucoup contrairement à nous en France

Et vous vos retours d’expérience ?

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J'ai eu moi aussi la chance de partir en Corée du Sud  et comme toi j'ai beaucoup apprécié leur rythme de 45 minutes avec les 10 minutes de pause qui suivent  chaque cours.  

Encore ce qui concerne  ma matière j'ai plus de mal à adapter ce que j'ai vu là bas étant donné qu'ils ne font pas d'interaction orale. La pédagogie de projet ne fait pas partie de leur programme.

En septembre je pars en Finlande avec Erasmus +  pour travailler sur la manière dont ils abordent l'inclusion.

Je suis convaincue que ces échanges avec l'étranger ne peuvent être que bénéfiques et ouvrir de nouvelles perspectives sur notre manière d'envisager notre travail.

Sandrine où étais tu en Corée?
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Les filles vous nous faites rêver ;-)

Comment et où s'inscrire , que faut il faire? ;-)))
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Effectivement étant sur un dispositif Ulis il m’est facile d'aménager mon temps quand j’ai les élèves

J’ai fait Séoul une semaine dans une Ulis primaire ( chez eux pas plus de 7 élèves en Ulis)

Chuncheon dans un centre pour non et mal voyants

Et mes collègues sont venues en Janvier

Nous continuons à beaucoup échanger par mail

Pour la Corée j’ai été sollicitée par l’inspecteur et pour Erasmus + mon établissement a rempli un dossier

Je souhaite vraiment à tous de vivre cette expérience

Et toi où étais tu ? Et dans quel établissement ?
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En effet là vous vendez du rêve. Sandrine comment s'organise le partenariat avec tes collègues de Corée ?
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J’ai étudié avec mes élèves le même album qu’une de mes collègue

Là je fais partir un colis de lettres écrites en Français par mes élèves que j’ai traduites en anglais ainsi que des dessins

En Corée j’ai fait découvre la culture français et inversement en France mes collègues ont fait découvrir la culture Coréenne aux élèves du collègue

Je vais étudier un album l’année prochaine que je voudrais faire découvrir à ma collègue coréenne afin qu’elle puisse le faire elle aussi et que nos élèves puissent échanger

Nous échangeons également par mail et vidéo sur nos pratiques et sur différents thèmes comme l’inclusion en France l’inclusion en Corée.

Nous avons tissé des liens amicaux et nous partageons également nos joies familiales

Je dois avouer que lorsque j’ai dû faire découvrir la culture française aux élèves mal et non voyants j’étais au départ peu inspiré car problème de langue et problème de vue.

J’ai donc développé des activités autour du touché, du goût et de l’odorat.

Activités que je n’avais pas l’habitude de mettre en place dans mes pratiques ordinaires ce que j’essaie maintenant de plus faire

En Italie j’ai juste observé je n’ai pas hélas présenté un cours

Bonne fin de journée et au plaisir d’échanger

SL
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Pour la Corée moi j'étais à Gwanju dans le Sud dans une école de filles Daekwong Girls Highschool, c'était une école d'excellence ..rien à vois avec le profil de mes élèves d'EREA. 

Pour la Corée il s'agit d'un partenariat avec le Rectorat . Plusieurs académies sont concernées. Quand je suis partie en 2017 nous sommes 6 professeurs français à être partis (et nous étions 2 de Dijon). Il y avait eu une annonce du partenariat faite aux ERAEI et j'ai postulé. Je précise que ce n'est pas réservé aux professeurs de langue. 

Le tout était organisé par l'UNESCO/AEPUI  et le programme Teachers accrocs the borders. Tout est pris en charge. Une fois la lettre de motivation postée ainsi qu'une proposition de séance,  une professeur coréenne a bien voulu m'accepter et je suis allée en observation/pratique pendant 2 semaines fin aout dans ses classes.

Nous avons passé une journée à Séoul, reçu par les officiels de l'UNESCO et de l'Education pour nous présenter les us et coutumes, les must and mustn't du pays. Puis je suis partie avec ma binôme . Dans un premier temps je suis allée en observation dans ses classes et celles de ses coll!gues, j'ai aux fait  beaucoup de visites de lycées et d'institutions qui j'ai pris en charge ses classes. A la fin il y a une visite avec tous les officiels ( comme une inspection) , la séance est filmée, il y a des interviews d'élèves...Et on termine le séjour à Séoul pour débriefing.

Ensuite ma collègue est venue en février, et nous avons fait la même chose: observation, découverte du système et pratique. Comme je suis en EREA et ce fut l'occasion pour elle de découvrir l'enseignement adapté qui l'a beaucoup marquée. L'année suivante l'accent été mis sur l'inclusion et je pense que Sandrine est partie dans ce cadre là.

Pour postuler il faut être à l'affût des informations transmises par vos ERAEI  et faire savoir à vos inspecteurs que vous êtes intéressés par ce genre d'échanges. La DAREIC  peut vous renseigner.

Pour ERASMUS + il y a les K1 ce sont des programmes de mobilités pour enseignants uniquement . Il s'agit de partir 5 jours +2 jours pour le voyage dans une école partenaire. Erasmus ne permet pas de mobilité personnelle (comme la Corée) mais il s'agit d'une projet établissement. Chaque établissement peut demander plusieurs mobilités dans un pays partenaires , il faut avoir une école partenaire inscrite sur la plate-forme ERASMUS qui puisse pour accueillir. Cette année par example , dans mon établissement nous avons 3 mobilités: 1 collègue est parti en Espagne et je pars avec un coll!ègue en Finlande en septembre. 

Il y a aussi possibilité de partir avec le CIEP qui propose différentes formes de séjours de 15 (pendant les vacances d'été) http://www.ciep.fr/mobilite/sejours-professionnels

Là encore il faut déposer un dossier et avoir l'aval de son inspecteur. Je suis partie l'an passé à Dublin: stage de perfectionnement linguistique, pédagogiques et culturel: on est logé en famille et on retourne à la fac. pour faire une mise au point sur nos pratiques. C'est assez enrichissant comme expérience. 

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Merci pour la réponse

 Je sors d'un projet culturel avec le Sénégal mis en place grâce à la MLF. Et ma curiosité se porte actuellement sur l'inclusion dans certains pays d'Asie.

Sandrine si j'ai bien compris ton ulis prend en charge des élèves déficients visuel et/ou auditif ?
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Non troubles des fonctions cognitives

Et vraiment de recevoir mes deux collègues coréennes m’a permis de travailler pas mal de notions avec mes élèves

Géographiques

Contes coréens / français ( meme contes à peu près )

Fuseaux horaires

Monnaie

Et pour tout cela avec une grande motivation des élèves qui malgré leur tout petit niveau d’anglais ont fait l’effort de dire bonjour au revoir ça va

Cet échange a été enrichissant culturellement pour mes élèves et ceux de mon établissement
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Bonjour à tous,

J'ai moi-même eu la chance de partir l'été dernier en Corée du Sud avec Sandrine, et d'accueillir en janvier dans mon dispositif ULIS collège mes 2 partenaires, enseignantes spécialisées elles aussi.

Quelle expérience !!! Au-delà de l'aventure humaine qui continue de se poursuivre, l'expérience professionnelle a été très enrichissante. Mon constat est le même que celui de Sandrine. J'ajouterai que là où cela était intéressant également, c'est dans le fait d'avoir effectué un léger pas de côté en devant observer et coanimer des séances avec nos partenaires dans des établissements légèrement différents de ceux où nous exerçons. Cela permet de se décentrer, de s'inspirer d'autres pratiques pour éventuellement les adapter dans nos environnements, mais aussi - et surtout - de mieux comprendre la particularité du dispositif que nous coordonnons. En effet, avoir la tête dans le guidon nous empêche de prendre de la hauteur par rapport à notre métier. S'employer à découvrir quelque chose de légèrement différent m'a permis de révéler en négatif - au sens photographique du terme - la singularité et les spécificités de notre fonction. Un exemple qui peut prêter à sourire : alors que ma collègue, enseignante en IME, tolérait certains comportements pour moi inacceptables (se percher sur une table ou bien y allonger ses pieds, assis sur sa chaise), j'ai réussi à comprendre pourquoi je ne le tolérais pas de la part de mes propres élèves ; pour la plupart d'entre eux, je vise l'insertion sociale et professionnelle future, en milieu ordinaire, tandis que pour ma collègue, son objectif est leur bien-être à l'école. Tant pis s'ils grimpent partout, du moment que cela les apaise et qu'ils reviennent à l'activité une fois calmés. Et cela fonctionnait !!! Ses élèves n'ont à peu près aucune chance de sortir du circuit des établissements spécialisés. Mais pour ma part, ce n'est pas le cas : dès la 4e, ils effectuent des stages en entreprises, préparent le CFG et projettent une poursuite en lycée professionnel pour décrocher un CAP. Cela peut sembler idiot, mais ce n'est que récemment que j'ai compris certains choix que j'avais routinisés inconsciemment.

Autre anecdote frappante : le fait de devoir communiquer uniquement en anglais m'a permis de voir à quel point une langue est porteuse de valeurs et peut tordre notre appréhension de la réalité. En France, l'AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire) ou l'AESH (Accompagnant des Élèves en Situation de Handicap), de par leurs dénominations, laissent entendre que ces personnels sont là pour les élèves. Or, en anglais, cela se traduit par assistant teacher, ce qui laisse une certaine liberté d'interprétation quant à l'individu qui est aidé : l'élève ou... l'enseignant ? Le fait d'avoir pu observer en fond de classe le travail de ces personnels m'a permis d'apprécier en quoi ils viennent tout autant en aide à l'un qu'à l'autre.

;-)

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Si toutes ces expériences sont possibles en collège, peuvent-elles se retrouver en élémentaire ?
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J'espère pouvoir faire comme toi!

En attendant, je travaille tout ce que je trouve sur les pratiques ailleurs: Belgique, Suisse, Canada...
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Annie , les mobilités sont tout à fait possible en élémentaire avec Erasmus. Je connais une PE de l'académie de Besançon qui est partie au Portugal le mois dernier.
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Je suis en 2nd degré et je n'enseigne pas les langues alors je ne suis pas sûre de pouvoir aisément quitter mon établissement...
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Annie

Erasmus + est ouvert à tous les enseignants !
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Annie, tu es dans quel type d'établissement? Tous les enseignants peuvent participer au programme Erasmus dès qu'il s'agit d'un projet établissement..ainsi même les personnels de direction, gestion etc peuvent partir.
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En effet, tout cela fait rêver !! Des collègues de mon établissement sont en effet parties dans des pays de l'est, il me semble que c'est dans le cadre d'Erasmus. Ce type de voyage doit être tellement enrichissant.
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