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Nous accompagnons souvent nos élèves de la 6e à la 3e, et souvent le constat est le même... ils ont tendance à se lasser au fur et à mesure de leur scolarité au collège, et ne retrouvent leur enthousiasme de "jeunesse" que rarement. 

Même s'il y a l'effet "adolescence", que faire, que proposer, dans un établissement apprenant pour faire en sorte que l'appétence des élèves ne s'émousse pas au fil des années collège...

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Entièrement d'accord avec ton constat... mais là je pense qu'il faudrait carrément revoir le fonctionnement du collège tout entier.

Entre les élèves qui s'ennuient car ils ont l'impression de toujours faire la même chose entre la 6ème et la 3ème  et ceux qui sont en réelle difficultés , on ne sait pas vraiment quoi faire. Je crois qu'il faudrait trouver un autre moyen de fonctionner en supprimant les classes et en proposant à chacun un plan de travail adapté qu'il pourrait suivre à son rythme.

Par exemple en ce qui concerne ma discipline certains élèves arrivent en 6ème avec plus de compétences que certains 3èmes... lorsque l'on travail en projet, plus besoin d'être réparti en classe chacun sait ce qu'il doit faire dans le projet. La collaboration entre les différentes tranches d'âge est à mon sens un bonne chose, elle existe déjà quand on fait des projets avec Etwinning par exemple. Les élèves viennent de classe différentes et cela ne les empêchent pas de travailler ensemble , de construire leur savoir et d'échanger.

Forcément cela implique de revoir la postion du prof. qui ne sera plus celui qui dispense seul un savoir mais qui sera plutôt un coordonateur de projets. L'espace physique sera également différent avec des espaces dédiés aux différents étapes du projet.

Bon ce ne sont que des idées en vrac..un  vrai remue-méninges mais qui sait cela aboutira peut -être un jour...

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J'aime bien l'idée, il me semble que Pestalozzi faisait cette proposition... Mes collègues de langues expliquent souvent que les élèves "désapprennent" à partir de la 4e. Je ne sais pas trop quoi en penser, peut-être y a-t-il eu des recherches concernant ce constat, ou des publications ?

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Mon collègue Vincent qui revient du Canada a vu des écoles avec un fonctionnement dans ce style. Je lui laisse le soin d'expliquer; winkcheeky

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Merci de lancer ce débat qui devrait en effet nous alarmer tant le constat en est récurrent. L'effet adolescence est bien là mais justement, on le connaît et réfléchir aux aspirations de nos élèves grandissant est une nécessité. Je rejoins GegMaz sur deux points: des parcours sous forme de plan d'"avancement" plutôt que des classes qui figent artificiellement au cours desquels les élèves recomposent les groupes; les projets. Plus nos élèves grandissent plus la nécessité d'un objectif de réalisation est indispensable à la motivation. J'y ajouterais une évolution dans la responsabilisation et l'autonomie.

Vaste chantier car cela pose évidemment des problèmes de gestion du temps et des emplois du temps, de l'utilisation des locaux etc mais c'est vraiment une réflexion à entamer pour que l'on ne voie plus nos élèves dépérir scolairement parlant entre la 6è et la 3è.

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Je suis avec beaucoup d'intérêt ce fil. La  perte d'appétence n'est considérée comme une fatalité.

J'ai questionné mes ados à la maison, elles m'ont toutes dit a même chose :  au fil des années collèges elles se rendent compte que les années d'études collège jusqu'au bout du lycée forment un long tunnel qui semble interminable et  sentent coincés à répéter et refaire toujours la même chose . Il y a également le fait qu'elles se disent que la majorité des enseignements ne leur sont / seront pas utiles et ne voient pas le sens / le pourquoi de la majorité des matières.

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La perte de sens des apprentissages me paraît en effet une source importante dans la démotivation et la parte d'appétence.

Ce fil sous-entend qu'il n'y aurait plus de niveaux à proprement parler, mais plutôt des classes selon les compétences ? Cela ne serait-il pas vu comme des classes "de niveau" ?
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Peut-être que créer davantage de lien entre les différentes matières, co-scénariser permettrait d'atténuer cette sensation de multiplicité des matières et de redonner à chacune son sens... Il me semble que d'un point de vue expérimental il a été effectivement testé le fait que les collégiens bénéficient d'un programme individuel construit en fonction de leurs compétences à travailler, et avancent ainsi sans tenir compte au final de l'âge qui régit tout de même plus ou moins notre système scolaire. Je ne suis pas certaine que l'on puisse appeler cela des classes de niveau.

J'essaye de retrouver les références de cette expérimentation. Mon passage à Ludovia en Suisse m'a permis d'échanger avec différents collègues et ce point de vue est partagé par plusieurs...
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Merci Anne-Claude :)
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C'était le collège expérimental Anne Franck au Mans (il a fermé je crois...) : il y en a peut être d'autres ?
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