+3 j'ai appris
posée par (0 points)
edité par

Bonjour,

Le neuroscientifique Stanislas DEHAENE a déclaré hier sur France Culture (ci-dessous lien vers l'émission) que les enfants français souffrent d'une mauvaise image de soi ou d'un déficit de confiance (meta-cognition), ces biais cognitifs constituent un véritable frein à l'apprentissage. 

Il a ajouté que les enseignants pouvaient les modifier ( image et confiance) par certains gestes pédagogiques.

Quels gestes pédagogiques efficaces avez-vous expérimentés ? 

Merci pour vos partages. 

https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/comment-apprendre-a-apprendre

15 Réponses

+3 j'ai appris
répondu par (0 points)
Bonjour

Le renforcement positif et le mur des réussites: faire identifier aux élèves leurs compétences même si elles ne paraissent pas purement scolaires ou si elles ne s'expriment que dans le cadre extra scolaire et familial.
+2 j'ai appris
répondu par (0 points)

Merci beaucoup Fathia,  je vais écouter le podcast dès demain car c'est une thématique qui me tient à coeur.

En attendant j'ai cherché des documents en ligne et j'ai trouvé celui ci https://www.scienceshumaines.com/reussite-scolaire-et-estime-de-soi_fr_14911.html

+5 j'ai appris
répondu par (0 points)
L'estime de soi se décompose entre la confiance en soi, l'image de soi et l'amour de soi. Toucher une des 3 composantes revient à modifier les 2 autres et l'estime de soi.

Au microlycée de Montauban, nous avons défini des valeurs communes dans l'optique de faire bouger ces 3 composantes:

-Toujours accueillir les élèves quelque soit leur quotat d'absences, retards, agressivité ou au contraire passivité, devoirs réalisés ou non...

-Un non jugement sur les comportements que nous ou la société considèrons comme inadaptés ou défaillants mais l'instauration d'un dialogue sur ces points.

-Une transparence et une communication constante entre les jeunes et nous et vice-versa.

-Une profonde bienveillance assortie d'exigences à la hauteur de cette première.

-Une adaptation des activités scolaires selon les besoins de chacun.

-Une vision différente de l'évaluation discutée avec chacun: notée ou pas, réalisée partiellement ou entière, avec les cours ou sans les cours.

-En bref et en globalité une dédramatisation de tous les actes scolaires qui génèrent stress ou anxiété et baisse d'estime de soi.

Nous avons aussi été d'accord pour dire que nous sommes une équipe avec le jeune et que toutes nos paroles ou actes, tant qu'elles sont amenées avec bienveillance, serviront à relever même de façon minime son estime de soi.
0 j'ai appris
répondu par (0 points)
Merci infiniment Karine de ce témoignage riche qui ne peut qu’amener à réfléchir à ses propres pratiques. Le mot que je retiens est « dédramatisation »

N’hésite pas à contribuer aux autres fils de discussion
+2 j'ai appris
répondu par (0 points)
C'est totalement dans le projet de la classe Valhorizons. Bientôt, les retours de la chercheuse qui a suivi la classe en 2017/2018 pour vérifier si le fonctionnement de cette classe innovante a eu un impact positif sur l'estime de soi et, si la réponse est oui (ce que j'espère évidemment), quelles actions l'ont permis. A suivre...
0 j'ai appris
répondu par (0 points)
Tu nous tiendras au courant Frédérique... et peut être peux tu présenter Valhorizon à la communauté. Quel est ton ressenti quand à l'impact sur l'estime de soi?
+1 j'ai appris
répondu par (0 points)
Bonjour,

Merci bcp pour ces riches retours et tous ces liens qui permettent d'approfondir la réflexion-action.

Travailler sur les compétences "hors-champs" des élèves, en leur permettant d'abord de les exprimer, en allant les chercher lorsqu'elles ont du mal à l'être et en les ralliant aux compétences attendues à l'école me semble en effet primordial.

Ex: "je travaille le WE pour me faire des sous, je m'occupe de ma grand-mère malade, je donne des cours de guitare, j'ai refait la peinture du salon de mes parents , j'ai réparé l'ordi d'un copain", etc peuvent peut-être révéler des compétences sociales essentielles et des savoir-faire précieux pour favoriser l'estime de soi, faire exister l'élève "éteint" aux yeux de ses camarades et de leurs enseignants.
+2 j'ai appris
répondu par (0 points)

Vu sur twitter: https://etreprof.fr/2716/le-marche-des-connaissances-un-temps-ou-chacun-met-en-avant-ses-competences pourquoi ne pas organiser un "marché des connaissances"? Jamais essayé, mais ça donne envie. 

Il me semble qu'un des leviers est développer le sentiment de compétence chez les élèves, toutes vos propositions vont dans ce sens.

+1 j'ai appris
répondu par (0 points)
Une chose toute simple, je pense que tout le monde le sait déjà, mais lorsque je vérifie un cahier d'élève (surtout un élève en difficulté), il m'arrive de dire que tout l'exercice est bon et que je le félicite, même s'il y a une ou deux erreurs qui se sont glissées que je remarque.
+4 j'ai appris
répondu par (0 points)
En surfant un peu sur le site, je lis cette question qui m'interpelle car elle fait pour moi écho à la conférence de M Ramus  notamment sur le fait de randomiser les expériences pour en extraire des conclusions scientifiquement satisfaisantes.

Or, '' La beauté est dans les yeux de celui qui regarde '. Personnellement, je pense que le regard porté sur l'enfant ou l'adolescent est en soi un miroir et un moteur de motivation.

Je pense même qu'il en est ainsi de tous nos gestes et de toutes nos paroles tout au long de la journée dès que nous sommes en relation avec les élèves. C'est pourquoi notre métier demande autant de disponibilité  

Je ne crois pas que l'on puisse évaluer cela. Mais peut-être que je me trompe :)
0 j'ai appris
répondu par (0 points)
Merci Michèle pour ce joli message dans lequel je me retrouve aussi
+2 j'ai appris
répondu par (0 points)
La réponse MS21 me parle beaucoup. Je suis personnellement incapable de mesurer, quantifier mes actes pédagogiques. Mais je sais que le regard que je porte sur la réussite de mes élèves est pour l'instant plus important que le fait qu'ils s'imaginent réussir. Lorsqu'ils arrivent en ULIS, ils ont une image très négative d'eux-mêmes. Ils sont dans leur tête des "loosers". Et je sais que je vais devoir sortir les rames pour changer cet état.

Mais je suis incapable de dire si le changement arrive grâce aux activités et à l'organisation de mon espace classe ou bien s'il s'agit du regard que je porte sur eux et la relation que j'établis avec chacun. J'ai souvent l'impression d'avoir le rôle du doudou.
+1 j'ai appris
répondu par (0 points)
Tout à fait d'accord avec qui a été dit. N'oublions pas aussi le côté affectif (composante essentielle à mon sens) qui intervient fortement dans la vision de ce que l'élève a de lui-même et des enseignements... nul doute qu'un élève qui "aime" son prof aura envie de réussir, et ce cercle vertueux le fera (le plus souvent) effectivement réussir... L'humain est tellement complexe dans ces comportements et ceux-ci ne peuvent se résoudre à des preuves scientifiques.
+3 j'ai appris
répondu par (0 points)
Pour donner ( ou restaurer ) une bonne estime de soi chez nos élèves, il faut sans doute commencer par avoir une bonne image de soi-même.
+1 j'ai appris
répondu par (0 points)
En effet... et les élèves peuvent faire gagner de l'estime de soi côté enseignant :)
Accès aux thématiques
...