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Les remarques de Julien suite au post de Bruno Devauchelle m'ont fait beaucoup réfléchir.

Pensez vous qu'ii y a une fracture (numérique/ professionnelle/....) entre les enseignants qui maitrisent les réseaux sociaux, ont les codes  et savent où nourrir leur developpement professionnel à partir de pairs et les enseignants qui par conviction ou difficultés face aux outils  numériques ignorent / n'osent pas rejoindre/...  les lieux d'échanges entre pairs?

Le ressentez vous dans vos établissement?

Comment l'analysez vous?

Est ce selon vous une fracture générationnelle?

8 Réponses

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Oui j'ai le même ressenti, et je pense surtout du fait d'une fracture générationnelle. Le plus souvent les collègues dans ce cas ne savent pas vraiment utiliser la technologie (certains refusent) et parmi ceux qui veulent bien essayer, ils sont assez vite découragés par un manque de technique... Je pense que c'est une aptitude à développer chez les enseignants.
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Bonjour,

oui il y a fracture numérique ressentie. Effectivement certains collègues refusent d'essayer même quand on propose gentiment de l'aide, et ce ne sont pas forcément les "vieux" comme moi ! :D donc pas une fracture générationnelle obligatoirement.

Est-ce que les lieux d'échange ente pairs sont vraiment connus de tous ?
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Pas sûr qu'ils soient connus de tous en effet, mais je pense qu'il n'y a pas vraiment de volonté non plus... le tout est de leur donner envie de venir, mais certains n'en voient vraiment pas l'intérêt !
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Pour ma part il y a bien une fracture numérique et professionnelle mais pas forcément générationnelle.

Dans mon établissement nous sommes très peu nombreux à nous nourrir professionnellement sur les réseaux sociaux.

Je dirais que ceux qui vont sur les réseaux sociaux sont déjà des convaincus de l'échange, de la formation continue, de l'éducation populaire... lls ne sont pas dans le "c'était mieux avant" mais dans le "comment s'adapter", "comment faire évoluer l'école" en phase avec l'évolution de la société.

Je rejoins aussi Ludovic en ce qui concerne la volonté, certains collègues n'ont pas envie de se remettre en cause ou de "travailler" plus qu'ils ne le font. Je peux le comprendre mais c'est sans doute à nous, les convaincus, de les inciter, de leur faire connaître ces lieux d'échanges...
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Je rejoins complètement Vincent, la fracture est loin d'être générationnelle . Certains sont complètement hermétique au numérique et le refusent en bloc en arguant du fait que c'est plus une perte de temps qu'autre chose. D'autres pensent que 'est incompatible avec leur matière. Et il y a aussi le problème de génération ...en tout cas pas simple de faire un consensus.
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Bonjour

Je pense qu'il y a un problème dans la conception même de notre métier. Un certain nombre des collègues croisés considèrent qu'on leur demande de faire ce qu'ils ne savent pas faire, que jusqu'à présent les élevés n'avaient pas besoin de ça donc pourquoi le faire. C'est collègues ne voient pas l'intérêt.

Mais l'intérêt souvent n'est pas pour nous mais pour nos élèves. Et je penses que soit nos collègues ont fait des choix personnelles (pas de réseaux sociaux, d'internet et autres technologies), soit ils se rassurent en faisant ce qu'ils savent faire. Je suis toujours très étonnée de constater que ces même collègues ignorent l'existence d'un référentiel de compétence du PE

"SE FORMER INNOVER

Le professeur met à jour ses connaissances disciplinaires, didactiques et pédagogiques, il sait faire appel à ceux qui sont susceptibles de lui apporter aide ou conseil dans l'exercice de son métier.

- Capacités: Le professeur est capable de tirer parti des apports de la recherche et des innovations pédagogiques pour actualiser ses connaissances et les exploiter dans sa pratique quotidienne."
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Bonjour,

Je ne pense pas effectivement qu'il s'agisse d'une fracture générationnelle : tutrice depuis plusieurs années, je me rends compte que beaucoup de jeunes futurs enseignants sont défaillants d'un point de vue numérique. Ou bien vont imaginer que diffuser une vidéo en salle informatique, suivie d'un texte à trou, c'est utiliser le numérique. Certains d'entre vous ont peut-être assisté à la conférence de Jean-François Céci à l'UNA et à sa démonstration du numérique comme amplificateur pédagogique...

Comme d'autres l'ont dit dans leurs réponses, tout cela n'est qu'une envie de développement professionnel et personnel, cela demande beaucoup plus de temps que de faire un cours "traditionnel", puisqu'à l'aspect didactique les "innovants" se cassent la tête pour faire évoluer leur pédagogie, en incluant le numérique de façon réfléchie.

Finalement, je peux comprendre que nos collègues les plus âgés, préfèrent ne pas utiliser le numérique plutôt que mal le faire ; alors qu'il me semble que lorsque l'on est plus jeune, rien ne sert de faire l'autruche : nos élèves sont connectés, et les modes de communications, de lecture de l'information, d'apprentissages varient...

Nos élèves se connectent sur youtube depuis leur console, logique de leur proposer de la classe inversée en vidéo... Ils partagent leurs vidéo via Twitter, on peut donc leur montrer qu'il est possible de faire un autre usage aussi des réseaux sociaux.

Pour moi en 2018, impossible de prétendre vouloir faire de la prévention auprès des élèves sans maîtriser soi-même l'outil...
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Beaucoup de choses ont déjà été dites. Je suis d'accord avec Vincent la fracture n'est pas tant générationnelle que dans la conception même du métier d'enseignant. Les enseignants convaincus de la nécessité de continuer encore et toujours de manière collaborative y passent beaucoup de temps. Et ce temps, certains enseignants ne souhaitent pas ou plus le donner. Il est alors quasi-impossible de les faire changer d'avis. Pour certains enseignants novices, ce temps, ils ne l'ont que peu.

Pour ce qui est des enseignants novices, on leur fait parfois croire qu'il faut "assoir leur autorité", que pour débuter faire du frontal est plus confortable. A tort selon moi, car la meilleure manière de faire preuve d'autorité c'est d'avoir un élève cognitivement actif et acteur de ses apprentissages. Les usages du numérique qui demandent une certaine part de lâcher-prise peuvent alors être effrayants.

Pour ceux qui n'osent pas, on arrive, à force de discussions, en les incluant petit à petit dans nos projets à les convaincre en leur montrant le champ des possibles.
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