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posée par (8 points)
Depuis le début des années 1970, la formation est entrée dans les mentalités des milieux professionnels. Les formes de la formation se sont développées sur le modèle de journées ou de stages de formation. Ces temps, qui rassemblent des personnes en dehors de leur lieu et temps de travail, sont devenus des classiques de la formation. Toutefois, l'efficacité de ces formes de formation est remise en question, en particulier à cause des moyens numériques. Comment envisager l'avenir des formations autrement que sous la forme de stages, de regroupements ? N'ya-t-il pas à inventer de nouvelles approches davantages basées sur l'enseignement mutuel, la co-formation, l'intelligence collective ?

8 Réponses

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répondu par (760 points)
Merci Bruno pour cette question essentielle.

Qui souhaite apporter la première réponse?
+4 j'ai appris
répondu par (4 points)
bonsoir, je trouve votre réflexion très intéressante, je retiens particulièrement " autrement que par regroupements", "co-formation". A l'heure des nombreux échanges "coach surfing" et autres trocs d'objets, pourquoi pas inventer le troc de formation = "j'ai des besoins en anglais mais je peux former des collègues en EPS" où chacun deviendrait le formateur d'un collègue...

Je crois aussi beaucoup à l'autoformation, où l'enseignant pourrait réfléchir chaque année aux domaines qu'il souhaite approfondir (mais on se rapproche de l'entretien annuelle de carrière et c'est un autre sujet)
+3 j'ai appris
répondu par (64 points)

Bonsoir,

personnellement la formation que je recherche doit répondre à mes besoins. Un peu sur le modèle de l'état de l'art de la démarche des Savanturiers. J'ai un projet, un questionnement, des besoins en savoirs et/ou savoir-faire et à partir de là je cherche. Il est très rare que les formations traditionnelles répondent à mes demandes.

Dans mon cas, les stages et les regroupements ont un seul avantage : la rencontre en personne. 

+3 j'ai appris
répondu par (16 points)
En voilà encore une question passionnante. Je suis une adepte des formations à distance lorsque j'ai un besoin identifié: mooc, m@gistères, formation proposées par Canopé, site de l'ifé. De la même manière le principe de co-formation, du partage entre pair est très formateur.

Il n'empêche que j'aime également le regroupement: se mettre autour d'une table nous impose d'être "réellement" là et la discussion avec les autres est tout de même différente de ce qui se met en place derrière un clavier  (ne serait-ce qu'à cause du passage par l'écrit).

Je trouve enfin dommage de réduire la formation à un besoin du moment. La veille pédagogique est maintenant une composante importante du métier d'enseignant et est garante d'une meilleure réussite des élèves. Les propositions institutionnelles permettent peut-être ça: se former sur des sujets qui ne répondent pas forcément à un besoin immédiat mais qui pourront le devenir.
+2 j'ai appris
répondu par (64 points)

Ce que tu décris Stéf cela fait très longtemps que je ne le retrouve plus dans les propositions institutionnelles. 

Cette année, je me suis revigorée au congrès de la MLF où les présentations ainsi que les temps d'ateliers étaient d'une grande diversité et d'une grande qualité. J'ai beaucoup apprécié l'UNA entre pratique, projet, ateliers, échanges au coin d'un café… Je préfère la participation à ce type de regroupement plutôt qu'un temps de formation de 3 à 4h00 dans une salle de classe avec un groupe plus ou moins important de ma circonscription, sur un thème imposé. Comme les élèves je souhaiterais une formation différenciée.wink

+2 j'ai appris
répondu par (16 points)
On est bien d'accord Armelle, les formations institutionnelles actuelles sont souvent décevantes certainement à cause de leur forme qui reste souvent frontale et cause du public qui n'est pas souvent volontaire et manque parfois d'envie et de disons-le carrément civisme. Sans parler des horaires, chez nous le 16h30 19h30 est rarement propice à l'efficacité.

Ce que je voulais dire c'est qu'avec notre métier où nous avons souvent le nez dans le guidon, avec des besoins immédiats, le risque est parfois de ne chercher que du clef en mains ou de refuser en bloc ce que nous trouvons "théorique". Certains enseignants ( novices ou moins) cherchent de la formation avec les pairs des recettes toutes prêtes. Or, je crois (peut-être que je me trompe) que les apports théoriques ou didactiques sont nécessaires pour être de meilleurs enseignants et que l'éthique de l'enseignant devrait d'être attentif aux recherches et différents travaux afin de servir au mieux nos élèves. C'est pour ça que je trouve intéressant le forum apprenant, il est formateur par les questions qu'il nous oblige à nous poser et par les réponses et références théoriques qu'il nous apporte.

En cela, je pense que la formation "idéale" (pas sûre qu'elle existe) devrait avoir une part d'auto formation et de formation collaborative (une communauté apprenante) et aussi une part de formation plus institutionnelle sur les sujets incontournables donnant une forme d'"unité" au corps enseignant et que tous les enseignants se sentent concernés par la nécessité de se former pour (ré)interroger ses pratiques .
+3 j'ai appris
répondu par (8 points)

Pour aller plus loin dans une réflexion étayée par la recherche, cet article d'Anne Cordier peut nous intéresser : Article d'Anne Cordier sur les enseignants et le numérique

+2 j'ai appris
répondu par (16 points)
Merci Bruno pour ce document intéressant une fois de plus par les questions qu'il nous pose, notamment la différence entre l'éducation avec le numérique et l'éducation au numérique, ainsi que la différence entre innovation pédagogique et numérique.
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